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Qu'en disent-ils
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Louis GUICHARD (TELERAMA)
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Quatrième
long métrage de l'endurant Jean Odoutan, seul réalisateur
français d'origine béninoise à
mettre en scène des héros noirs, et à faire
de leur intégration problématique son sujet. Ici,
une jeune coiffeuse de Barbès, surnommée Antilope
incommensurable, se rêve top model et vit une violente histoire
d'amour-haine avec une crapule jouée par Odoutan. Sans
retrouver l'élan euphorique (et narratif) de Barbecue-Pejo
ou de Djib, le cinéaste signe une comédie tonitruante,
évoquant Mocky par sa facture désinvolte, et charriant
des torrents de dialogues ubuesques. Mais, sous la dérision,
une rage, un désespoir politiquement incorrects affleurent
puisque l'ennemi du Noir est moins le Blanc que le Noir lui-même,
comme conditionné pour faire son malheur... En attendant
cette insurrection intime à laquelle le film invite sans
ambages.
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Camille BRUN
(Monsieur Cinéma)
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LAISSE ALLER... CEST
UNE VALSE
 Ecrit,
produit, réalisé, musicalisé » et interprété
par Jean Odoutan, LA VALSE DES GROS DERRIERES serait le film dun
mégalo ? Non, juste une pochade fauchée et sympathique
dun réalisateur bien décidé, avec deux
francs (CFA) six sous, à tout faire pour se faire entendre.
Dailleurs, le rôle principal de son long métrage
nest pas tenu par lui, mais par « lantilope
incommensurable », Mata Gabin. Ne rêvant que dune
chose, devenir « manequenne topless », elle est le
moyen pour le spectateur daccéder à un univers
et un monde a priori peu connus. Bon, cest vrai que globalement,
LA VALSE DES GROS DERRIERES sent le bricolage. Les acteurs ne
sont pas toujours dans le ton, le scénario est plein de
trous et la mise en scène aurait gagné à
être resserrée. Pourtant, dans ce qui a parfois les
allures dune « sitcom » black, un FRIENDS made
in Barbès, on est charmé par la bonne humeur générale
et les dialogues truculents qui renvoient Audiard au rang de penseur
métaphysique. Avec Odoutan, un « mec à la
bite débroussailleuse » peut envoyer une «
négresse au cul dévastateur », « belle
quon dirait un travelo », au « septième
sky sans faille ». Et ça, ça vaut bien toutes
les maladresses du monde !
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JEAN ODOUTAN
S'IMPOSE
Après les succès foudroyants
de "Djib", "Mama Aloko", "Barbecue Pejo",
Jean Odoutan vient une fois encore frapper dans le show-biz cinématographique
en mettant sur le marché un long métrage intitulé
"La valse des gros derrières", une oeuvre du genre
très féministe soutenue par d'immenses palabres emphatiques
et drôlatiques où il était question des Noirs,
des Blancs, des femmes et de leur beauté... et de la goujaterie
des hommes noirs et blancs réunis.
A travers ce film, le cinéaste
béninois a mis à nu les clichés sociaux en
usant sans mesure de la magie des formules. Approché, Jean
Odoutan affirme qu'il passe son temps à courir après
le flouze, le magot, la caillasse en traînant sa carcasse
dans les bas-fonds de Paname pour discourir et assener la rengaine.
Autant de mots que les journalistes culturels ont voulu décortiquer.
Jean Odoutan, pour qui ne le connaîtrait
pas, est un cas à part dans le cinéma, à la
fois auteur, producteur indépendant, acteur chez lui comme
cez d'autres, organisateur du festival Quintessence à Ouidah
et membre impliqué dans l'ICO (Institut du Cinéma
de Ouidah). Il lui reste encore un peu d'énergie pour faire
de la musique, d'abord celle de ses films quare longs métrages
en cinq ans et des albums de reggae. (...)
Cette souplesse este la preuve de l'intelligence
d'Odoutan, de sa capacité à tirer à la fois
les fils du baroque, de la caricature et de la chronique de société
, en se marrant plus fort que tout le monde. Ce Monsieur tient à
lui seul tout le cinéma béninois et il a visiblement
atteint ses objectifs. (...) C'est pourquoi les journalistes culturels,
amis cinéphiles, parents, sympathisants ont rincé
les yeux pendant plus d'une heure de temps. C'était au ciné
"Concorde" de Cotonou le mercredi 07 septembre dernier.
Gilles AGBOKOU (Adjikanou n° 439
- vendredi 9 septembre 2005)
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